Centre Hospitalier de l'Université de Montréal - CHUM

 

CENTRE HOSPITALIER DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL - CHUM

CONCEPTION
MILIEU URBAIN

Lauréat
Centre Hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM Collectif - octobre 2010)

Mérite régional, catégorie nouvelles orientations
Prix d’excellence de l’Association des architectes paysagistes du Canada (AAPC) - 2012

 

Client  Construction Santé Montréal
Localisation  1058, Rue St-Denis, Montréal
Architectes paysagistes   NIP paysage: Michel Langevin, Josée Labelle, Mathieu Casavant, Mélanie Mignault
équipe technique: Claude Cournoyer, Georges-Étienne Parent, Émilie Bertrand-Villemure, Sylvain Lenoir
Collaborateurs Cannon Design + DCYSA, Pasquin St-Jean, HH Angus+Roche, Groupe SM, Innisfree, OHL Canada, Laing O'rourke, Dalkia Canada
Année de conception 2010

résumé
Proposition au sein de CHUM Collectif, une grande équipe multidiciplinaire qui a remporté l’obtention du mandat de réalisation du CHUM-Montréal. Le volet paysage de la soumission gagnante offre au bâtiment une composition à caractère public, mettant de l’avant des technologies de pointe, notamment dans la gestion des ressources écologiques. Le projet de paysage comprend la conception de deux places publiques aux entrées principales de l’hôpital et de sept terrasses sur les toits.
 


  Axe St-Denis                       Vues sur la ville

CONTEXTE URBAIN / insertion dans un tissu urbain complexe
Appui de la proposition au contexte caractéristique du paysage Montréalais en opérant un dialogue entre les réseaux en place qui définissent l’espace urbain, espaces verts, rythme des arbres de rue, configuration et gabarits de rues et de trottoirs. Cette relation au contexte positionne et ancre le lieu d’emplacement du centre hospitalier au cœur du centre ville de Montréal, contribuant au rayonnement de l’institution.


Le projet s’insère sur la rue Saint-Denis dans l’axe ponctué de CLOCHERS et d’OUVERTURES dans le tissu urbain.
À l’intersection entre le centre-ville et le vieux Montréal, l’emplacement du CHUM offre une grande diversité de panoramas sur la ville.

COHÉRENCE PROGRAMMATIQUE / interface publique
Le projet propose  la continuité visuelle entre le trottoir de la ville, les surfaces pavées extérieures, et les planchers intérieurs.   Cette continuité souligne la destination publique de la frange programmatique des façades du bâtiment  donnant sur la rue Saint-Denis, comportant une bibliothèque ouverte sur la ville, un auditorium, des restaurants et deux places. La continuité de la trame de pavage entre l’intérieur et l’extérieur permet la lecture claire de cette symbiose.
 

  Paysage urbain ayant une signature distinctive dans la ville, ancrage et amorce d'un traitement urbain à l'échelle du Quartier de la santé de Montréal
  Espace public s'insérant en continuité à l'intérieur des bâtiments qui interceptent son passage. L'intention est de poursuivre l'axe dans ses extrémités au sein des quartiers avoisinants

concept d’ensemble
Le paysage du CHUM se développe dans la juxtaposition et l’interaction entre une structure et une narrative.



ENTRÉE / PLACE PUBLIQUE





la place publique Espace partagé:
La morphologie du bâtiment dégage un grand espace public au niveau de la rue Saint-Denis, intégrant les diverses fonctions d’arrivée et d’entrée au centre hospitalier.

trame structurale:
La place se développe sur la trame établie, liant ainsi sa composition à l’ensemble du contexte bâti et du traitement du paysage de l’axe Saint-Denis. Dans la subtilité, le design joue sur la rencontre et le léger décalage entre les deux masses bâties qui se font face.

dialogue paysage/architecture:
La place opère une relation intérieur / extérieur telle le prolongement de l’espace public vers l’intérieur du bâtiment sur l’axe Saint-Denis ou encore le prolongement de volumes construits sur le sol et les objets de la place. 

circulation et parcours:
La place s’organise en réponse à un compréhension du programme actif de circulation qu’implique la place d’entrée d’un hôpital.  Les stratégies d’aménagements vont en fonction de la facilité et de la clarté  des divers parcours d’arrivée par les divers modes de transport. 

ensoleillement:
Les points d’arrêt de la place intégrant des bancs s’orientent principalement vers la zone bénéficiant d’un plus grand ensoleillement, soit en bordure de la rue Saint-Denis. 

espace partagé:
La place propose une surface continue en éliminant certaines bordures, en inclinant les bordures jugées essentielles au bon côtoiement entre piétons et automobilistes. Cette stratégie offre un plancher uniforme requis pour favoriser l’accès universel à l’ensemble du lieu extérieur et les parcours d’entrée  à l’hôpital. 

mobilier unique:
Un élément de mobilier multifonctionnel crée la personnalité de la place. Il s’agit d’une série d’imposants bancs en bois qui intègrent d’autres fonctions de mobilier tels les supports à vélo. 

composition:
La place, ses surfaces, ses éléments se tissent sur d’élégantes bandes longues et étroites qui dans l’ensemble composent un ensemble qui s’apprécie comme un tableau urbain, vu du niveau de la rue ou encore des différents étages du CHUM.

TERRASSES / les jardins sur les toits

Une série de sept jardins s’étalent sur les toits du bâtiment permettant une présence du paysage à travers de nombreux parcours du bâtiment. À chaque jardin, le concept de double point de vue est exploité, additionnée d’une référence à l’herbier du frère Marie-Victorin.

 

point de vue 1
Vue vers l’horizon: point de vue de plein pied avec le jardin, le jardin offre des vues sur les tours du centre-ville, la montagne, le fleuve et le vieux Montréal. Les jardins se structurent sur la base d’un lignage alternant de platelage de bois et plantations pour prolonger le rythme du bâtiment vers le panorama. Tel un quai de bois, l’aménagement juxtapose l’idée apaisante d’observation de la nature, à des points du vue urbains de grande valeur.

 

point de vue 2
Vue de haut: point de vue en plongée permettant une lecture du jardin vu comme un tableau à grande échelle réalisé en suivant une technique de trame d’impression photographique.

l’herbier  

Le concept de l’herbier du frère Marie-Victorin s’étale sur chacun des toits comme stratégie visant une représentation de la nature appréciable à grande échelle.  Sur les toits sont illustrés, une série de plantes indigènes et représentative de la flore laurentienne, soigneusement choisies pour leur rapport à la médecine.